« Empusa pennata » pour les scientifiques ou « Empuse » pour les naturalistes. Morphologiquement proche de la mante religieuse, cet insecte s’en distingue facilement par cette « coiffe » qu’il porte sur le haut de la tête. Souvent la tête en bas et bariolée de la tête au bout des pattes, cette espèce se dissimule très bien dans les biotopes qu’elle fréquente. C’est principalement dans les garrigues du bassin méditerranéen que l’on aura l’occasion de l’apercevoir abondamment mais il n’est pas rare d’également la retrouver dans la moitié Sud de la France. A noté que les larves, aussi appelées « Diablotin », sont aptères (sans ailes – cf photo) alors que les individus imagos possèdent des ailes qui recouvrent leur abdomen à la manière des mantes religieuses.

L’arrivée du printemps au Yukon (territoire canadien bordant l’Alaska) est marquée par le retour de migration du Cygne trompette (Cygnus buccinator). Cet oiseau, le plus grand parmi les huit espèces de cygnes au monde, ne se rencontre qu’en Amérique du Nord. Le Cygne trompette a survécu à une quasi-extinction au siècle dernier, il ne restait qu’une centaine d’oiseaux nicheurs en Amérique du Nord en 1933. L’espèce a été classée parmi celles menacées d’extinction par les autorités. Aujourd’hui, grâce à un effort intensif de conservation à l’échelle internationale, on compte environ 50 000 cygnes trompettes à l’état sauvage.

En ce début de printemps, les torrents et les petites rivières reprennent vie… Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus), caractéristique avec son plastron blanc, sillonne activement son territoire en quête d’une femelle. Perché sur des rochers, le mâle pousse sa sérénade pour attirer les prétendantes. Le mâle construit un nid de mousse sous des racines des berges ou sous un pont. Les femelles, pas encore fixées, parcourent le torrent à la recherche du meilleur site qui lui permettra d’assurer leur future descendance. Chaque rencontre donne lieu à un rituel de parade où le mâle, chantant torse bombé et ailes écartées, tente de séduire la femelle. Une fois le couple fixé et après 16 jours de couvaison, l’activité sera alors à son comble avec le nourrissage des jeunes. Les adultes feront d’incessants allers et retours entre les zones de pêche, souvent de petites zones à fort courant parsemées de rochers, et le nid. Parfaitement adapté à la plongée grâce à son plumage, le cincle passe de longues secondes sous l’eau à rechercher de petites proies comme des larves de phrygane mais également de petits alevins.

C’est l’effervescence dans la nature. Les batraciens sont de sortie pour se reproduire, les oiseaux commencent leurs parades nuptiales et les premiers insectes profitent de la flore qui s’installe tranquillement. Cet éveil de la nature a offert des sujets de premier choix pour l’ensemble des membres. Olivier a profité de ces premiers jours de printemps pour une escapade en Bretagne d’où il nous rapporte quelques paysages côtiers. Seul Nicolas est encore dans une ambiance hivernale au Yukon, sa rencontre avec le Lynx du Canada dans la neige est assurément un des temps forts de ce mois. Retrouver les images du mois : www.eresus-nature.com/les-images-du-mois
Nous y sommes, après pas mal de temps de travail acharné de notre cher webmaster (Nicolas), la nouvelle version du site de notre collectif voit enfin le jour. Nous espérons que ce petit coup de ménage printannier vous plaira, et nous vous invitons à nous faire part de vos éventuelles remarques/suggestions en laissant un commentaire sur ce billet.
Bonne visite!
Après les Grenouilles rousses (voir l’article), c’est au tour des Crapauds communs (Bufo bufo) de venir pondre dans les étangs. C’est à l’issue d’une longue migration de plusieurs kilomètres que les crapauds vont rejoindre leur site de ponte. Chez les Crapauds communs, le sexe ratio est disproportionné et il y a beaucoup plus de mâles que de femelles. Ce déséquilibre est à l’origine d’un comportement original, puisque le mâle qui voit une femelle passer à sa portée va rapidement s’agripper sur son dos et se laisser transporter jusqu’au site de ponte. Ainsi, il est sûr de féconder la ponte. Les concurrents sont nombreux à vouloir prendre sa place et la pauvre femelle se retrouve parfois avec plusieurs mâles cherchant à s’agripper sur son dos. Une fois dans l’eau c’est encore pire ! Les mâles célibataires tentent leur chance sur tout ce qui bouge et les femelles sont souvent étreintes par une dizaine de prétendants allant parfois jusqu’à l’empêcher de remonter à la surface respirer.

Ce mois-ci, David publie dans le magazine Image & Nature spécial orchidées, un guide pratique de 6 pages avec quelques astuces pour mieux les photographier. Il vous emmène notamment dans l’Aveyron, une des destinations qu’il préfère pour observer ces fabuleuses plantes.
