Jonathan

La Rosalie alpine

Quel entomologiste n’a jamais rêvé d’un jour pourvoir observer la Rosalie alpine (Rosalia alpina)? Cette espèce emblématique est un coléoptère de la famille des Cerambycidae, surtout connue pour son aspect esthétique. Avec ses élytres gris/bleus métalliques, ses taches noires variables d’un individu à l’autre, ses touffes de poils noirs à l’apex de certains segments antennaires, c’est sans aucun doute l’un des plus beaux coléoptères que l’on peut rencontrer en France. Inféodé aux forets feuillues, cet insecte aux mœurs diurnes se déplace sur les troncs de feuillus fraichement coupés ou dépérissants dans lesquels il pond ses œufs (juillet-août). Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, cette espèce ne se trouve pas uniquement dans l’arc alpin puisqu’elle est commune dans les forets et montagnes de la moitié sud de la France. Anecdotiquement, il est possible de l’apercevoir plus au nord du pays. La Rosalie alpine est protégée au niveau national (arrêté du 22-VII-1993) et figure sur les annexes II (protection de l’habitat d’espèces), IV (protection stricte de l’espèce) de la directive européenne « Habitats- Faune-Flore ». Elle est également protégée par la Convention de Berne qui vise à interdire sa capture et son commerce.

Christophe

Mustélidé très discret, la martre est pourtant un hôte commun des bois et forêts. Sa présence est le plus souvent trahie par les laissées déposées le long des chemins forestiers. Essentiellement nocturne ou crépusculaire, l’été, la martre présente au contraire des moeurs plus diurnes. C’est également la période du rut au cours de laquelle mâles et femelles, habituellement solitaires, se retrouvent pour assurer la pérénité de l’espèce. Ces rencontres donnent lieu à des jeux avant l’accouplement qui peut durer jusqu’à 1 heure. Les jeunes ne verront le jour qu’en avril-mai suivant après une très longue période de 6-7 mois  d’arrêt du développement de l’embryon.

David

L’été n’est même pas encore terminé que déjà certains oiseaux migrateurs entament leur long périple. Levez donc la tête vers le ciel car de nombreux oiseaux vont y défiler à l’instar des Cigognes blanches que j’ai croisé ce matin. Elles quittent déjà leur site de reproduction pour progressivement se rapprocher de leur destination finale en Afrique occidentale (Mauritanie, Sénégal, Mali…). Les migrations sont aussi l’occasion de les observer dans les champs lors de leurs haltes migratoires, phase où l’on veillera à les laisser tranquille afin qu’elles puissent reprendre des forces pour leur long voyage.

David

L’essor des Guifettes moustacs (Chlidonias hybrida) est, comme chez de nombreux migrateurs, très rapide. Les jeunes nés il y seulement quelques semaines ont dû apprendre très vite à voler. En effet, ils doivent déjà être prêts pour la migration qui les emmènera jusqu’aux côtes africaines ou de Madagascar. C’est toujours un étonnement de voir ces petits animaux qui, il y a encore quelques jours, n’étaient que des poussins déplumés de quelques grammes. Ils sont aujourd’hui déjà complétement formés et même souvent plus gros que leurs parents. Ils s’apprêtent à parcourir un voyage de plusieurs milliers de kilomètres alors que pour le moment ils n’ont connu que les abords de leur étang de naissance pour s’entraîner au vol.

Eresus-Nature

Les photos du mois de juillet

Ce mois encore, les membres ont des images variées à présenter de leurs dernières destinations: Norvège, Italie et toujours le Canada. Les rencontres ont été nombreuses et souvent les photographes ont partagé des moments rares avec la Nature.  Découvrez ainsi les martres, lièvres, cerfs, sternes, bouquetins, marmottes, bœufs musqués, busards, gorgebleues et autres espèces qui ont croisé l’objectif de nos photographes. Retrouvez les images du mois :www.eresus-nature.com/les-images-du-mois

Christophe

Le rut du chevreuil

Mi-juillet à mi-août, les chevreuils sortent de leur discrétion … les brocards parcourent activement leur territoire à la recherche de chevrettes en chaleur … c’est la période du rut ! Les rencontres avec le petit prince du bocage sont alors plus nombreuses comme ici dans ce champ de blé blanchi par le soleil et l’eau. Pendant leurs courses-poursuites nuptiales, les chevreuils sont moins également vigilants et il est donc plus facile de les approcher discrètement pour les photographier.
Après la fécondation, l’embryon va rentrer dans une période de diapause embryonnaire (arrêt du développement) et c’est seulement en décembre que l’implatation de l’embryon aura lieu pour  donner ensuite naissance aux faons vers les mois d’avril et de mai.