
« La Nature vous regarde » est le titre de l’exposition inaugurale de la Galerie du Lion, à partir du 16 septembre à Orléans. Une galerie située dans un endroit magnifique et unique en son genre en Europe. Olivier fait partie des photographes choisis pour cette première saison. L’autre exposition est collective et présente des photographies de Tony Crocetta, Franck Renard, Dominique Delfino, Christine et Michel Denis-Huot, Vincent Munier et Alain Pons.
L’exposition d’Olivier présente les petits et grands mammifères qui peuplent nos forêts et nos campagnes. Le vernissage en présence des photographes est programmé le jeudi 15 septembre à 18 heures. N’hésitez pas à venir, l’endroit et les expos valent vraiment le déplacement.
Toutes les informations sur le site http://www.galeriedulion.fr/
L’exposition sera présentée jusqu’au 13 novembre 2011.
Contact :
Galerie du Lion – 6, rue Croix de Malte – 45000 Orléans
Téléphone : 02 38 73 64 12
Horaires d’ouverture :
Mercredi de 14 h à 18 h
Vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h
Samedi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h
Dimanche de 14 h à 18 h
Le Rhinocéros (Oryctes nasicornis) est un coléoptère assez répandu en France et en Europe de la famille des scarabées. Brun rougeâtre ou châtain plus ou moins foncé et d’aspect vernissé, il peut atteindre une taille de 20 à 40 mm. Il est l’un des plus gros coléoptères que l’on trouve en France. Le dimorphisme sexuel, est très accusé, le mâle arborant une corne céphalique recourbée en arrière, d’où le nom de « rhinocéros » donné à l’espèce. Cet attribut, qui est plus ou moins développé, est en rapport avec la taille de l’insecte. L’adulte apparaît dès fin mars voir avril ou mai, et vit plusieurs mois jusqu’en automne. On le rencontre surtout durant les mois de juin et juillet. Sa larve blanchâtre ressemble à celle du Lucane cerf-volant (Lucanus cervus) et se développe dans les matières végétales en décomposition. Elle vit dans les parties pourrissantes de vieux arbres, dans le terreau, les tas de compost et de feuilles mortes, les rebuts des tanneries et des scieries. où elle se nourrit du bois mort.

Ce mois, la montagne est mise à l’honneur par Philippe et David qui sont allés traquer les bouquetins. Jonathan, Olivier et Christophe ont plutôt côtoyé les oiseaux des zones humides, guettant le retour des migrateurs, ce qui leur a réservé de belles surprises… Et enfin, Nicolas profitais de la fin de l’été plutôt pluvieux et déjà annonciatrice de l’automne. Retrouvez les images du mois :www.eresus-nature.com/les-images-du-mois
Ce début de septembre est la période la plus propice pour observer le Balbuzard pêcheur (Pandion haliaetus) sur nos fleuves et nos étangs. Pendant leur migration vers le Sud, les oiseaux s’arrêtent parfois 2 ou 3 jours sur une zone propice à la pêche. Un arbre mort ou une branche nue devient alors son perchoir favori pendant cette halte, il y consomme ses proies ou s’y toilette tranquillement dans la journée. Mais son mode de pêche reste le comportement le plus spectaculaire à observer : après avoir repéré le poisson de très haut, il serre ses ailes contre lui et pique à grande vitesse vers la surface. L’impact projette une gerbe d’eau impressionnante et le balbuzard ressort avec le poisson dans ses serres à grands coups d’ailes. Ce rapace exclusivement piscivore peut être vu assez facilement le long de la Loire, de l’Allier et sur les étangs de Brenne et de Sologne.

Quel entomologiste n’a jamais rêvé d’un jour pourvoir observer la Rosalie alpine (Rosalia alpina)? Cette espèce emblématique est un coléoptère de la famille des Cerambycidae, surtout connue pour son aspect esthétique. Avec ses élytres gris/bleus métalliques, ses taches noires variables d’un individu à l’autre, ses touffes de poils noirs à l’apex de certains segments antennaires, c’est sans aucun doute l’un des plus beaux coléoptères que l’on peut rencontrer en France. Inféodé aux forets feuillues, cet insecte aux mœurs diurnes se déplace sur les troncs de feuillus fraichement coupés ou dépérissants dans lesquels il pond ses œufs (juillet-août). Contrairement à ce que son nom pourrait laisser croire, cette espèce ne se trouve pas uniquement dans l’arc alpin puisqu’elle est commune dans les forets et montagnes de la moitié sud de la France. Anecdotiquement, il est possible de l’apercevoir plus au nord du pays. La Rosalie alpine est protégée au niveau national (arrêté du 22-VII-1993) et figure sur les annexes II (protection de l’habitat d’espèces), IV (protection stricte de l’espèce) de la directive européenne « Habitats- Faune-Flore ». Elle est également protégée par la Convention de Berne qui vise à interdire sa capture et son commerce.

Mustélidé très discret, la martre est pourtant un hôte commun des bois et forêts. Sa présence est le plus souvent trahie par les laissées déposées le long des chemins forestiers. Essentiellement nocturne ou crépusculaire, l’été, la martre présente au contraire des moeurs plus diurnes. C’est également la période du rut au cours de laquelle mâles et femelles, habituellement solitaires, se retrouvent pour assurer la pérénité de l’espèce. Ces rencontres donnent lieu à des jeux avant l’accouplement qui peut durer jusqu’à 1 heure. Les jeunes ne verront le jour qu’en avril-mai suivant après une très longue période de 6-7 mois d’arrêt du développement de l’embryon.

L’été n’est même pas encore terminé que déjà certains oiseaux migrateurs entament leur long périple. Levez donc la tête vers le ciel car de nombreux oiseaux vont y défiler à l’instar des Cigognes blanches que j’ai croisé ce matin. Elles quittent déjà leur site de reproduction pour progressivement se rapprocher de leur destination finale en Afrique occidentale (Mauritanie, Sénégal, Mali…). Les migrations sont aussi l’occasion de les observer dans les champs lors de leurs haltes migratoires, phase où l’on veillera à les laisser tranquille afin qu’elles puissent reprendre des forces pour leur long voyage.
