Souvent très discret, le pic mar affectionne principalement les forêts de feuillus, de chênes et de charmes. Ce petit pic se nourrit d’insectes qu’il récolte à la surface du bois mais également de graines trouvées ici et là en forêt. Le pic mar joue donc un rôle essentiel dans le fonctionnement de la biodiversité forestière. Sa préservation passe par le maintien d’arbres morts dans lesquels il viendra creuser sa loge pour s’y reproduire.

La Corneille noire (Corvus corone) est un membre de la famille des corvidés. Elle est assez commune dans les zones ouvertes de nos campagnes et se regroupe avec ses congénères au crépuscule en dortoirs bruyants. Elle s’adapte très bien à son environnement et saisit chaque opportunité de se nourrir que l’homme peut lui offrir. C’est surement pour cette raison que l’espèce est classée « nuisible ».

Habitat fréquent dans le parc national des Cévennes, la hêtraie se développe préférentiellement sur les versants situés entre 1100 et 1500 mètres d’altitude. A cette époque ci de l’année, ces forêts sont incroyablement photogéniques et c’est un plaisir pour le photographe de s’y balader à la recherche de nouveaux points de vue. Sur cette image, j’ai essayé de retranscrire l’ambiance à l’aide d’un objectif « fisheye ». Je profite de cette photo pour vous rappeler que depuis le 28 juin 2011, le comité du Patrimoine mondial de l’Unesco a inscrit le territoire des Causses et des Cévennes sur la liste du « Patrimoine de l’humanité ».

Le Durbec des sapins (Pinicola enucleator) est un visiteur régulier à ma mangeoire hivernale, située en forêt boréale au Yukon. Durant les grands froids, quand la température peut descendre à −40°C, le Durbec des sapins est l’un des rares oiseaux à se montrer devant l’affût et à braver le froid pour venir se nourrir. Le mâle est très photogenique avec une tête rouge-rosé en hiver tournant au rouge vif durant le printemps, la femelle quand à elle a le plumage plus grisé avec des teintes vertes orangées sur la tête.

En Inde, et plus particulièrement au Rajasthan, le peuple des Vishnoïs (ou Bishnoïs) vénère la faune et la flore depuis le 16ème siècle. Au cours de l’Histoire ils se sont illustrés à plusieurs reprises pour leur engagement à protéger les animaux sauvages et à défendre les arbres menacés d’abattage. Prônant également le respect des femmes et la non-violence, ce peuple a su résister à différents massacres mais, aujourd’hui, l’occidentalisation du pays est en train de les faire disparaître. Les villages sont désertés au profit des villes ou transformés en sites touristiques où la tradition n’est plus que folklore. Si la culture vishnoïs est menacée, avec elle disparaitra l’énergie que mettait ce peuple à protéger son environnement allant parfois jusqu’à nourrir au sein une jeune gazelle orpheline. Espérons alors que, longtemps encore, des Vishnoïs puissent continuer à peupler le désert indien et à diffuser autour d’eux leur message écologiste.

Amoncellement de flocons, la neige est un des joyaux de l’hiver. Mais saviez vous que la formation d’un flocon nécessite la réunion de trois conditions ? La vapeur d’eau lorsqu’elle se condense autour de particules microscopiques présentes dans l’air (poussières et cendres par exemple) et traverse des couches d’air froid inférieures à 0°C se transforme en cristaux. En s’agglutinant, les cristaux vont alors former des flocons de formes géométriques hexagonales complexes et variables selon la température de l’air.

Originaire d’Afrique et d’Asie, la Perruche à collier (Psittacula krameri) se développe un peu partout en Europe. Connue depuis plusieurs années en Angleterre et en Espagne, elle colonise progressivement la France. La Perruche à collier est aujourd’hui implantée sur le pourtour méditerranéen, en région parisienne et probablement dans plusieurs grandes villes de la métropole. Considérée comme invasive, la belle pourrait nuire aux espèces locales, notamment en concurrençant les oiseaux cavernicoles qui nichent dans les arbres creux du fait que ces trous constituent également son lieu de reproduction.
