Souvent très discret, le pic mar affectionne principalement les forêts de feuillus, de chênes et de charmes. Ce petit pic se nourrit d’insectes qu’il récolte à la surface du bois mais également de graines trouvées ici et là en forêt. Le pic mar joue donc un rôle essentiel dans le fonctionnement de la biodiversité forestière. Sa préservation passe par le maintien d’arbres morts dans lesquels il viendra creuser sa loge pour s’y reproduire.

La Corneille noire (Corvus corone) est un membre de la famille des corvidés. Elle est assez commune dans les zones ouvertes de nos campagnes et se regroupe avec ses congénères au crépuscule en dortoirs bruyants. Elle s’adapte très bien à son environnement et saisit chaque opportunité de se nourrir que l’homme peut lui offrir. C’est surement pour cette raison que l’espèce est classée « nuisible ».

Le Durbec des sapins (Pinicola enucleator) est un visiteur régulier à ma mangeoire hivernale, située en forêt boréale au Yukon. Durant les grands froids, quand la température peut descendre à −40°C, le Durbec des sapins est l’un des rares oiseaux à se montrer devant l’affût et à braver le froid pour venir se nourrir. Le mâle est très photogenique avec une tête rouge-rosé en hiver tournant au rouge vif durant le printemps, la femelle quand à elle a le plumage plus grisé avec des teintes vertes orangées sur la tête.

Ce mois, nous vous proposons moins de photos qu’habituellement, les membres d’Eresus-nature étaient probablement occupés à préparer les fêtes. Christophe, David et Olivier partagent néanmoins leurs dernières observations de l’année. Des oiseaux du jardin à ceux du bord du lac de Neuchâtel en passant par les hôtes des sous-bois et des moustiques pris en studio, retrouvez les nouvelles images mensuelles http://www.eresus-nature.com/les-images-du-mois
Originaire d’Afrique et d’Asie, la Perruche à collier (Psittacula krameri) se développe un peu partout en Europe. Connue depuis plusieurs années en Angleterre et en Espagne, elle colonise progressivement la France. La Perruche à collier est aujourd’hui implantée sur le pourtour méditerranéen, en région parisienne et probablement dans plusieurs grandes villes de la métropole. Considérée comme invasive, la belle pourrait nuire aux espèces locales, notamment en concurrençant les oiseaux cavernicoles qui nichent dans les arbres creux du fait que ces trous constituent également son lieu de reproduction.


Dans les espaces verts, les parcs et les prairies, un oiseau au béret rouge attire notre attention : c’est le pic vert. Il passe son temps à piocher avec son bec dans le sol pour y dénicher fourmis et lombrics. Sa langue longue et visqueuse est remarquablement adaptée à son régime. Il attrape de grandes quantités de fourmilles d’un seul coup de langue. Son cri semblable à un ricanement est facilement reconnaissable tout comme son vol tout en ondulations. Avec ses yeux bleu clair, son masque noir et ses multiples nuances de vert, cet oiseau est très photogénique et je vous encourage à poser votre affût sur la prairie.
Chaque automne en Alaska, le long de la rivière Chilkat, des milliers de Pygargues à tête blanche (Haliaeetus leucocephalus) se réunissent pour festoyer sur le dernière remontée tardive des saumons chums. Cette migration spectaculaire représente le plus grand rassemblement de Pygargues à tête blanche de la planète. Souvent, le climat est rude et de nombreux bras de la rivière commencent à être fermés par le gel. Cette année, la neige a envahie la vallée dès le début nobembre, forcant la plupart des rapaces à rester inactifs sur leurs perchoirs.
